Restauration

De nombreux petits châteaux et manoirs ruraux ont subi au cours des XIXe et XXe siècles des transformations les ramenant, au mieux, à l’état de bâtiments agricoles pour y héberger des bêtes ou y stocker du grain, au pire, à l’état de carrières, les vouant ainsi à une disparition inéluctable. Fontariol devenu propriété agricole ne fut pas épargné…

En 1987 lorsque le château est racheté par la famille Pince, il est alors classé ruine au cadastre.  La pluie s’infiltre par endroits jusqu’au rez-de-chaussée. La charpente de la tour nord a disparu de même que la majeure partie de la toiture de la tour-escalier Sud, les lucarnes sont endommagées, les meneaux des fenêtres du XVe siècle sont arrachés, les murs ont été recouverts de ciment et le sol souvent bétonné, sans compter des portes et fenêtres murées. Certains murs des granges sont éventrés, de même que les toitures. Il faut ajouter à ce portrait dramatique la présence d’ajouts indésirables: hangars ou appentis de toutes sortes,  sans compter les abords où s’entassent carcasses de voitures et autres déchets… L’ampleur de la tâche est considérable pour les nouveaux propriétaires qui vont travailler d’arrache pied, réalisant par eux-même de nombreux travaux puis, impliquant progressivement des entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine. Ces efforts, qui s’appuieront toujours sur une approche documentaire et historique, redonneront à Fontariol des caractéristiques architecturales conformes à l’origine, comme à l’évolution historique du Manoir et de ses dépendances jusqu’au XVIIIe siècle. Ces travaux ont été récompensés par de nombreux prix, notamment le prix Emile Mâle (1988), le prix Chef d’oeuvre en péril (1989), le prix « Oser dans l’Allier » (1989), le prix Allen (2003) et le prix VMF Allier (2004). Inscrit en partie à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historique dès 1989 , le château de Fontariol sera classé dans sa totalité avec ses dépendances en 2010.